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Mobilisation à Paul-Eluard: le parquet de Bobigny ouvre une enquête pour violences sur des policiers
information fournie par AFP 16/10/2026 à 17:29

Des membres du corps enseignant participent à une conférence de presse au lycée Paul-Éluard de Saint-Denis, le 16 octobre 2026, pour dénoncer des violences policières survenues lla veille ors du blocage de l'établissement, en Seine-Saint-Denis ( AFP / Anne-Christine POUJOULAT )

Des membres du corps enseignant participent à une conférence de presse au lycée Paul-Éluard de Saint-Denis, le 16 octobre 2026, pour dénoncer des violences policières survenues lla veille ors du blocage de l'établissement, en Seine-Saint-Denis ( AFP / Anne-Christine POUJOULAT )

Le parquet de Bobigny a ouvert une enquête pour "violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique" au lendemain d'une journée de mobilisation tendue devant le lycée Paul-Eluard de Saint-Denis, a annoncé le procureur à l'AFP vendredi.

Lors d'un rassemblement jeudi, où des centaines d'élèves et de personnels éducatifs étaient mobilisés, "des policiers du commissariat de Saint-Denis ont fait l’objet d’outrages et de violences devant le lycée Paul-Eluard à Saint-Denis dans le cadre d’un blocus de l’établissement", a indiqué Alexandre de Bosschère.

Ce jour-là, "trois suspects" ont été arrêtés tandis qu'un quatrième a "pris la fuite à l'intérieur de l'établissement", a-t-il ajouté.

Des policiers sont alors entrés dans le lycée avec l'autorisation du chef d'établissement et de leur hiérarchie, poursuit le parquet, afin de "procéder à l’interpellation" de ce quatrième individu, mineur, dans "un bureau administratif".

"A la sortie du bureau, les policiers ont été pris à partie et bousculés par une cinquantaine d’enseignants et personnels qui les ont empêchés de quitter le lycée avec le mineur interpellé", a-t-il encore détaillé.

Selon le parquet, les policiers ont finalement décidé de libérer le lycéen, qui "sera très prochainement entendu", afin de "pouvoir sortir en sécurité."

"Les policiers dénoncent la commission de violences à leur égard de la part des enseignants présents et ont déposé plainte. Ils seront prochainement examinés par un médecin", a également rapporté le procureur de Bobigny.

Des pancartes lors d'une conférence de presse des enseignants et des membres du personnel au lycée Paul-Éluard, à Saint-Denis, le 16 octobre 2026, pour dénoncer des violences policières survenues la veille lors du blocage de l'établissement, en Seine-Saint-Denis ( AFP / Anne-Christine POUJOULAT )

Des pancartes lors d'une conférence de presse des enseignants et des membres du personnel au lycée Paul-Éluard, à Saint-Denis, le 16 octobre 2026, pour dénoncer des violences policières survenues la veille lors du blocage de l'établissement, en Seine-Saint-Denis ( AFP / Anne-Christine POUJOULAT )

Les personnels de cet établissement, l'un des plus médiatisés depuis le début du mouvement lycéen mi-septembre, ont annoncé de leur côté la tenue d'un point presse devant Paul-Eluard vendredi après-midi.

Ils entendent dénoncer la "répression policière d’une extrême violence" envers leurs élèves et demander le "départ immédiat" du proviseur, à qui ils reprochent notamment d'avoir laissé la police pénétrer au sein de l'établissement en vue d'interpeller un lycéen.

"Empêchés par des professeurs, les policiers se sont retirés afin de rétablir le calme", avait de son côté expliqué la préfecture de police.

1 commentaire

  • 18:53

    Comique, des gens tout prêts à soutenir l'Iran (qui soutient LFI), qui viennent reprocher quelques blessures graves et beaucoup de bobos causé aux "gentils manifestants", alors que leurs maitres à penser ont assassiné 40 000 (quarante mille) jeunes qui ne voulaient que la liberté... C'est ça la dictature islamique, version de la dictature prolétarienne.


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